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La part importante qu’occupe l’agriculture dans l’économie de l’Afrique n’est plus à démontrer. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, son potentiel n’est pas pleinement exploité. Pourtant, l’agriculture si elle est pratiquée sous une forme plus industrialisée et incluant la technologie (agri-business), permettra de rendre plus effective l’auto-suffisance alimentaire, tout en résorbant le chômage des jeunes sur le continent.

Adéquation entre l’auto-suffisance alimentaire et la technologie, un défi à relever

Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), le continent devrait passer de 35 milliards USD d’importations nettes de produits alimentaires en 2015, à plus de 110 milliards USD à l’horizon 2025. Cela dans un contexte où plus de 232 millions de personnes souffrent de sous-nutrition en Afrique (FAO, FIDA et PAM : L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde en 2015). La question de l’auto-suffisance alimentaire est plus que jamais primordiale. Pour y arriver, une industrialisation plus importante de l’agriculture s’impose.

A côté de cela, la technologie permet de réduire les tâches inutiles dans les processus, mais elle assure aussi une utilisation optimale des ressources. C’est le cas du portefeuille électronique utilisé au Nigeria, et dont la BAD fait cas dans son rapport intitulé « Nourrir L’Afrique : Stratégie pour la transformation de l’agriculture en Afrique pour la période 2016-2025 ». Ainsi, il est précisé que ce système utilisé « pour la distribution des subventions pour les intrants a conduit aussi bien à l’institution d’une plateforme efficace pour piloter l’utilisation des intrants, par rapport au système antérieur de distribution qu’à l’établissement d’une autre plateforme pour l’engagement des agriculteurs et la compréhension de leurs préoccupations ». La technologie peut être un catalyseur pour accélérer la recherche, en vue d’améliorer les techniques et procédés utilisés sur toute la chaîne de valeur, en vue d’accroître les richesses créées.

Des fonds et des technologies pour booster la productivité

D’après le rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique (2013), l’agriculture fournit un peu plus de 60% des emplois sur le continent, alors que 120 millions d’Africains sont sans emploi, et plus de 400 millions vivent avec moins de 1,25 USD par jour. Avec l’introduction de la technologie, ce sont de nombreux métiers, bien plus valorisants que les images négatives et les préjugés réducteurs que de nombreux jeunes se font du monde agricole, qui sont créés.

Le potentiel est bien réel. En 2014, la valeur des investissements directs étrangers dans l’agriculture et l’agroindustrie en Afrique s’établissait à 10 milliards d’USD, selon la BAD. Cette même année, les prêts annuels des banques commerciales octroyés à l’agriculture s’établissaient à environ 660 millions d’USD.

Ces raisons viennent prouver que l’agriculture est un secteur d’avenir pour l’emploi et l’entreprenariat des jeunes. Pour en faire une réalité, il est impératif que les technologies et les innovations occupent une place de choix.

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