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Insertion professionnelle de la jeune fille et des jeunes en situation de handicap: quels dispositifs d’accompagnement? « , Tel était le thème de l’un des panels qui s’est tenu le jeudi après-midi lors du Salon Emploi Jeunes. Ce panel a enregistré la présence de Sidi Touré,  ministre  de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique.

Panel-Insertion professionnelle de la jeune fille et des jeunes en situation de handicap

Quatre panélistes étaient chargés d’entretenir l’assistance sur ce thème. Monsieur Mando de la direction de l’emploi, premier panéliste à intervenir, a insisté sur le fait qu’il y avait un véritable souci de statistiques au niveau des personnes en situation de handicap, demandeurs d’emplois. Il a néanmoins donné quelques chiffres tout en précisant que des structures compétentes travaillaient dans ce sens. A ce jour sur 453.000 handicapés, 18.000 sont en âge de travailler a-t-il affirmé.

Monsieur Mando a aussi attiré l’attention de l’auditoire sur les actions entreprises par l’Etat pour intégrer  les personnes en situation de handicap dans le milieu professionnel. Ainsi de 1997 à aujourd’hui, l’Etat ivoirien à insérer environ 1000 personnes en situation de handicap, a-t-il signifié pour clore son intervention. 

Madame Tano Florence experte en genre, a axé son partage sur les causes de la précarité de la femme dans notre société en générale et notre pays en particulier. Les filles n’arrivent pas à s’autoriser à cause de la culture et surtout de l’environnement dans lequel elles évoluent. Dans cet environnement seul l’homme à droit à l’école et un travail en dehors de la maison, quant à la femme, elle est réduite au rôle de ménagère. Elle a invité les jeunes et particulièrement à les jeunes filles à se former même après l’obtention de leurs  diplômes pour impacter leur génération et concurrencer avec des jeunes de leur tranche d’âge sur le plan international. Pour Mme Florence Tano, tous les individus en apparence son égaux qu’ils soient handicapés physiques ou « normaux », et qu’il n’y a que la formation et les compétences pourront marquer la différence. Seul la maladie est un handicap, « Quand je regarde une personne je ne vois pas d’handicap » a-t-elle souligné.

La troisième panéliste Mademoiselle Kouassi, de la sous-direction auto-emploi à l’Agence Emploi Jeunes de son coté a invité les jeunes filles à s’inscrire massivement aux différents programmes que l’agence met à leur disposition. Ces programmes ont pour cible les jeunes femmes, les filles-mères et les femmes en association débuteront cette année. L’Agence Emploi Jeunes a pour objectif d’insérer 5000 jeunes femmes a-t-elle souligné. Elle a également précisé que toutes ces informations sont disponibles sur le site de l’agence.  

Madame Adahi Danielle, Directrice générale de la Libellule, cabinet privé chargé d’insérer les personnes en situation de handicap, était la dernière panéliste à intervenir. Elle a mis l’accent sur les difficultés rencontrées dans le cadre de ses activités. La Libellule a à ce jour 304 personnes en situation de handicap  à insérer. Cette insertion n’est pas chose aisée, a précisé Mme Adahi.

Malgré ces embûches, la Libellule continue tant bien que mal de sensibiliser les entreprises à recruter les personnes en situation de handicap diplômés et compétents. Le cabinet qui existe depuis 2015 entend intensifier ses actions de communication pour de meilleurs résultats et éradiquer le rejet vis-à-vis des handicapés.

 

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